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TPE et PME · Agen · Lot-et-Garonne

Sécuriser une petite entreprise : dans le bon ordre, pas dans le désordre

La plupart des TPE achètent un pare-feu et n’ont pas de sauvegarde testée. C’est exactement l’inverse qu’il faut faire. Audit de l’existant, plan d’action classé par urgence réelle, puis mise en œuvre — sans vous vendre ce dont vous n’avez pas besoin.

Ce qui arrive vraiment aux entreprises de notre taille

Oubliez l’image du pirate qui choisit sa victime. La quasi-totalité de ce qui touche une TPE est automatique : des robots balaient en permanence les adresses accessibles depuis Internet, les serveurs de messagerie et les sites web, à la recherche d’une faille connue et non corrigée. Personne n’a décidé de s’en prendre à une entreprise d’Agen en particulier — et c’est précisément pour cela que les mesures de base suffisent à écarter l’essentiel du risque.

Le rançongiciel arrivé par une pièce jointe

Une facture jointe à un mail crédible, ouverte par quelqu’un de pressé. En quelques minutes, tous les fichiers accessibles depuis ce poste sont chiffrés — y compris ceux du serveur partagé et, très souvent, ceux du disque de sauvegarde resté branché. L’entreprise découvre alors que sa sauvegarde était sur le même réseau que le reste.

La boîte mail du dirigeant piratée

Un mot de passe réutilisé, retrouvé dans une fuite d’un autre site, et un compte de messagerie sans double authentification. Personne ne s’en aperçoit : l’intrus lit tranquillement les échanges pendant des semaines, puis intervient au bon moment pour faire changer un RIB sur une facture. C’est la fraude qui coûte le plus cher, et elle n’exige aucune compétence technique.

Le poste ou le serveur jamais mis à jour

Une machine qu’on n’ose plus toucher parce qu’elle fait tourner le logiciel métier. Sa faille est publique depuis deux ans, et les robots la connaissent mieux que vous. C’est aussi la porte d’entrée la plus fréquente sur les accès à distance mal fermés.

L’ordre dans lequel s’y prendre

Cinq mesures écartent l’immense majorité de ce qui touche une petite structure. Elles sont classées par efficacité réelle, pas par prix ni par visibilité :

1. Une sauvegarde hors ligne, et testée

C’est la seule mesure qui vous sauve quand tout le reste a échoué. Elle doit être déconnectée du réseau — ou immuable — sans quoi le rançongiciel la chiffre avec le reste. Et elle doit avoir été restaurée pour de vrai au moins une fois : une sauvegarde jamais testée n’est pas une sauvegarde, c’est une hypothèse.

2. La double authentification sur la messagerie

Gratuite, activable en dix minutes, et elle rend inutilisable un mot de passe volé. C’est le meilleur rapport protection-effort de toute cette liste. À activer en priorité sur les comptes du dirigeant et de la comptabilité — ceux qui déclenchent des paiements.

3. Les mises à jour, appliquées sans y penser

Système, navigateurs, logiciels métier, et surtout tout ce qui est joignable depuis Internet. Configurées pour s’appliquer automatiquement, avec une vérification régulière des machines qui décrochent : il y en a toujours une.

4. Des comptes séparés du compte administrateur

Travailler tous les jours avec un compte administrateur, c’est donner ce niveau de droits à tout ce qui s’exécute — y compris à une pièce jointe piégée. La séparation ne coûte rien et limite énormément les dégâts.

5. Le pare-feu et la segmentation — en dernier

Non pas parce que c’est inutile, mais parce que c’est la mesure la plus visible et la plus vendue, alors qu’elle protège moins qu’une sauvegarde correcte. Elle prend tout son sens une fois les quatre premières en place.

Le réseau : cloisonner plutôt que verrouiller

Dans la plupart des petites entreprises, tout est branché sur le même réseau : les postes de travail, le serveur de fichiers, la caméra de surveillance, l’imprimante, la borne Wi-Fi du public et le téléviseur de la salle d’attente. Tout se voit, tout se parle. Un seul appareil compromis atteint alors tout le reste.

Segmentation en VLAN

Des réseaux séparés pour les postes de travail, les serveurs, les objets connectés et le Wi-Fi invité. Peu coûteux avec du matériel courant, et c’est ce qui transforme un incident généralisé en incident circonscrit. Après la sauvegarde, c’est le meilleur rapport efficacité-prix.

Pare-feu d’entreprise

PFsense en logiciel libre, ou Stormshield lorsqu’une solution certifiée par l’ANSSI est demandée. Règles écrites et documentées, journalisation activée — un pare-feu que personne ne relit ne sert qu’à rassurer.

Accès distant par VPN

Le télétravail et les interventions à distance passent par un tunnel chiffré, pas par un bureau à distance ouvert sur Internet. C’est la porte d’entrée numéro un des rançongiciels quand elle est laissée ouverte.

Wi-Fi invité isolé

Vos clients, vos visiteurs et vos prestataires accèdent à Internet sans jamais voir vos postes ni vos fichiers. Simple à mettre en place, et souvent absent là où l’on donne pourtant le mot de passe du Wi-Fi à tout le monde.

Ce travail complète l’installation réseau proprement dite : voir réseaux informatiques à Agen pour le câblage, le Wi-Fi et le partage de fichiers, et l’infogérance pour le suivi dans la durée.

La messagerie, par où tout arrive

C’est le point d’entrée de la grande majorité des incidents, et celui qu’on sécurise le moins. Trois chantiers, tous rapides :

Protéger les comptes. Double authentification sur les boîtes qui comptent, mots de passe uniques — un gestionnaire de mots de passe règle la question sans effort de mémoire — et suppression des accès des anciens salariés, qui traînent souvent des années.

Empêcher qu’on usurpe votre nom. Les enregistrements SPF, DKIM et DMARC de votre domaine déterminent qui a le droit d’envoyer des mails en votre nom. Mal configurés, n’importe qui peut écrire à vos clients depuis votre adresse — et vos propres messages finissent en indésirables. Bien configurés, les deux problèmes disparaissent ensemble.

Apprendre à reconnaître le piège. Une demande urgente de changement de RIB, une facture inattendue, un lien vers une page de connexion : dix minutes d’explication à vos équipes évitent plus d’incidents que n’importe quel équipement. La règle qui vaut pour tout le monde : un changement de coordonnées bancaires se vérifie par téléphone, sur un numéro connu, jamais sur celui du mail.

Si c’est déjà arrivé : les premières heures

Ce qui se joue dans les premières heures détermine ce qu’il sera possible de récupérer. Dans l’ordre :

  • 1.Isolez les machines touchées : débranchez le câble réseau, coupez le Wi-Fi. Mais ne les éteignez pas et n’effacez rien — vous détruiriez les traces qui permettent de comprendre par où c’est entré, et donc d’empêcher que ça recommence.
  • 2.Changez les mots de passe depuis un appareil sain, en commençant par la messagerie et les accès bancaires.
  • 3.Prévenez votre banque immédiatement si un virement est en cours ou vient d’être exécuté : c’est la seule fenêtre où quelque chose peut encore être bloqué.
  • 4.Déposez plainte, et faites-vous orienter par la plateforme publique cybermalveillance.gouv.fr, qui est gratuite.
  • 5.Si des données personnelles sont concernées, la CNIL doit être notifiée dans les 72 heures dans les cas prévus par le RGPD.

Ne payez pas la rançon. Rien ne garantit la restitution des fichiers, le paiement finance directement l’activité, et il vous désigne comme cible solvable pour la suite.

Aides publiques, et ce que je fais ou non

Le dispositif « Cyber PME », porté par la Direction générale des entreprises dans le cadre de France 2030 et opéré par Bpifrance, subventionne un diagnostic de cybersécurité puis la mise en œuvre du plan qui en découle. Il passe par des prestataires référencés par Bpifrance : je n’en fais pas partie, et je préfère vous le dire plutôt que vous le laisser découvrir. Il vise par ailleurs des structures d’une taille supérieure à la TPE moyenne. Si vous êtes concerné, cela vaut le détour ; si vous avez huit postes, les mesures qui vous protègent réellement coûtent quelques centaines d’euros, pas quelques milliers.

cybermalveillance.gouv.fr est la plateforme publique d’assistance aux victimes : diagnostic en ligne, fiches pratiques et mise en relation. Gratuite, et utile même sans incident en cours.

Ce que je fais

Audit de l’existant et plan d’action hiérarchisé, sauvegarde en place et testée, double authentification, mises à jour pilotées, comptes séparés, pare-feu, segmentation VLAN, VPN, Wi-Fi invité, antivirus supervisé, SPF/DKIM/DMARC, et sensibilisation des équipes.

Ce que je ne fais pas

Pas de surveillance permanente 24h/24, pas d’expertise judiciaire, pas d’analyse forensique après une attaque de grande ampleur, pas de certification. Dans ces cas, je vous oriente vers ce qu’il faut plutôt que d’improviser à votre frais.

Comment se passe un audit

1. L’état des lieux — une demi-journée

Inventaire des postes, des serveurs et de ce qui est joignable depuis Internet. Où sont les données, qui y accède, ce qui est sauvegardé et depuis quand la restauration n’a pas été essayée. Systèmes en fin de support, comptes d’anciens salariés encore actifs, accès distants oubliés.

2. Le plan, classé par urgence réelle

Un document court : ce qui est à faire cette semaine, ce mois-ci, ce trimestre — avec le coût en face de chaque ligne. Vous pouvez l’exécuter vous-même, le confier à quelqu’un d’autre, ou me le confier. Il est à vous.

3. La mise en œuvre, sans arrêter l’activité

Les changements sensibles se font en dehors des heures ouvrées, avec un retour arrière prévu. Aucune modification de pare-feu ni de compte sans qu’il soit possible de revenir en arrière dans la minute.

4. La vérification, six mois plus tard

Une sécurité installée puis oubliée redevient une passoire : comptes créés au fil de l’eau, mises à jour qui décrochent, sauvegarde qui échoue en silence. Un point de contrôle, même court, vaut mieux qu’un nouvel audit dans trois ans.

Tarifs

  • Premier échange : gratuit. Quelques questions suffisent à savoir si votre situation est tenable ou s’il y a une urgence.
  • Audit et mise en œuvre : 70 €/h. L’essentiel du travail de base tient en une à deux journées pour cinq à quinze postes.
  • Matériel (pare-feu, disques de sauvegarde, commutateur administrable) : au prix coûtant, annoncé avant commande.
  • Plan d’action chiffré : remis avant toute dépense, ce qui vous permet d’étaler sur plusieurs mois.
  • Déplacement : inclus dans un rayon de 20 km autour d’Agen, puis 0,50 €/km.

Je ne revends aucune solution de sécurité et je ne perçois aucune commission d’éditeur : ce que je recommande, je le recommande parce que ça tient, pas parce que ça rapporte.

Où j’interviens

Sur site à Agen et dans un rayon de 20 km, déplacement inclus : Le Passage, Boé, Bon-Encontre, Foulayronnes, Estillac, Pont-du-Casse, Layrac, Villeneuve-sur-Lot et Nérac.

L’état des lieux et une bonne partie du travail — comptes, messagerie, sauvegarde, mises à jour — se font à distance, partout en France. Le déplacement reste nécessaire pour le réseau physique : pare-feu, commutateurs, bornes Wi-Fi et câblage.

Questions fréquentes sur la sécurité informatique en entreprise

Par quoi commencer pour sécuriser une petite entreprise ?

Par la sauvegarde, avant tout le reste. C'est la seule mesure qui vous sauve quand tout le reste a échoué : si vos données sont chiffrées par un rançongiciel, une sauvegarde hors ligne et testée transforme une catastrophe en une mauvaise journée. Ensuite, dans cet ordre : la double authentification sur la messagerie, les mises à jour appliquées automatiquement, des comptes utilisateurs séparés du compte administrateur, et enfin seulement le pare-feu et la segmentation du réseau. L'erreur classique consiste à acheter le pare-feu en premier : c'est la mesure la plus visible, ce n'est pas la plus urgente.

Ma sauvegarde suffit-elle en cas de rançongiciel ?

Seulement si elle est hors ligne et si elle a été testée. Un rançongiciel chiffre tout ce que le poste infecté peut atteindre, y compris le disque externe resté branché et le dossier synchronisé dans le cloud : ces sauvegardes-là sont détruites en même temps que le reste. Il faut une copie déconnectée ou immuable, et il faut avoir déjà restauré un fichier pour de vrai. Une sauvegarde qui n'a jamais été restaurée n'est pas une sauvegarde, c'est une hypothèse.

Combien coûte la sécurisation informatique d'une TPE ?

L'intervention est facturée 70 € de l'heure, et l'essentiel du travail de base tient en une à deux journées pour une structure de cinq à quinze postes : sauvegarde en place et testée, double authentification, mises à jour pilotées, comptes séparés. Le matériel éventuel — pare-feu, disques de sauvegarde — s'ajoute au prix coûtant et vous est annoncé avant commande. Un plan d'action chiffré et hiérarchisé vous est remis avant toute dépense, ce qui vous permet d'étaler sur plusieurs mois.

Existe-t-il des aides pour financer la cybersécurité d'une PME ?

Oui : le dispositif « Cyber PME », porté par la Direction générale des entreprises dans le cadre de France 2030 et opéré par Bpifrance, subventionne un diagnostic de cybersécurité puis la mise en œuvre du plan d'action. Il s'adresse à des structures d'une certaine taille et passe par des prestataires référencés par Bpifrance — je n'en suis pas un, et je préfère vous le dire que vous le laisser découvrir. Pour une TPE de quelques postes, l'échelle de ce dispositif dépasse largement le besoin réel : les mesures qui vous protègent vraiment coûtent quelques centaines d'euros, pas quelques milliers.

À quoi sert de segmenter le réseau en VLAN dans une petite structure ?

À empêcher qu'un seul appareil compromis contamine tout le reste. Sans segmentation, la caméra de surveillance, la borne Wi-Fi du public, le poste de la comptabilité et le serveur de fichiers sont sur le même réseau et se voient les uns les autres. Séparer le Wi-Fi invité, les objets connectés et les postes de travail en réseaux distincts est peu coûteux, se fait avec du matériel courant, et limite l'incident à un seul périmètre. C'est la mesure au meilleur rapport efficacité-prix après la sauvegarde.

Mon entreprise vient d'être piratée : que faire dans l'immédiat ?

Isolez les machines touchées du réseau — débranchez le câble ou coupez le Wi-Fi — mais ne les éteignez pas et n'effacez rien : vous détruiriez les traces nécessaires pour comprendre par où c'est entré. Changez les mots de passe depuis un appareil sain, prévenez votre banque si des virements sont en jeu, et déposez plainte. La plateforme officielle cybermalveillance.gouv.fr est gratuite et vous oriente, y compris vers un dépôt de plainte. Ne payez pas la rançon : rien ne garantit la restitution, et cela vous désigne comme cible solvable.

Une petite entreprise est-elle vraiment une cible ?

Oui, et pas parce qu'on vous a choisie : la plupart des attaques qui touchent les TPE sont automatiques. Des robots balaient en permanence les adresses accessibles depuis Internet, les serveurs de messagerie et les sites web à la recherche d'une faille connue et non corrigée. Personne n'a décidé de s'en prendre à une entreprise d'Agen en particulier — c'est justement pour cela que les mesures de base, qui ne coûtent presque rien, écartent l'essentiel du risque.

Que faites-vous, et que ne faites-vous pas ?

Je fais l'audit de l'existant, le plan d'action hiérarchisé et sa mise en œuvre : sauvegarde, double authentification, mises à jour, comptes, pare-feu, segmentation, VPN, antivirus supervisé, sécurisation de la messagerie (SPF, DKIM, DMARC) et sensibilisation de vos équipes. Je ne fais pas de surveillance permanente 24h/24, je ne suis pas expert judiciaire et je n'interviens pas comme analyse forensique après une attaque de grande ampleur : dans ces cas, je vous oriente vers ce qu'il faut plutôt que d'improviser.

Faut-il un antivirus payant en entreprise ?

Ce qui compte n'est pas de payer, c'est d'être averti. La protection intégrée à Windows est correcte sur un poste isolé, mais sur un parc elle ne remonte rien : personne ne sait qu'un poste a détecté quelque chose. Une solution centralisée envoie l'alerte à un endroit où quelqu'un la lit, et permet d'isoler le poste concerné. Pour une TPE, la vraie question n'est donc pas la marque de l'antivirus, mais : qui regarde les alertes, et sous quel délai ?

Une seule question pour commencer

À quand remonte la dernière fois où vous avez restauré un fichier depuis votre sauvegarde ? Si la réponse est « jamais », nous savons déjà par où commencer. Le premier échange est gratuit.

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